Connaître les facteurs de risques psycho-sociaux : un premier pas pour limiter les cas de burn-out.

Publié le 3 Janvier 2015

Ci-après extrait d'une discussion sur le réseau social Linkedin sur les risques psycho-sociaux dans laquelle a pris part Annie GONOD, Expert FFMAS.

"Bonjour,

Il existe souvent une confusion entre la pression (ou le défi) et le stress, confusion qui est parfois entretenue pour excuser des pratiques de gestion maladroites, voire devenues destructrices psychiquement et physiquement.
La pression au travail est inévitable compte tenu des exigences du contexte professionnel. Une pression perçue comme acceptable par un individu peut même contribuer à entretenir son dynamisme, sa motivation, sa capacité de travail et d’apprentissage, en fonction des ressources disponibles et de ces caractéristiques personnelles.
C’est uniquement lorsque cette pression dépasse les capacités d’un individu qu’il ressent alors le stress.
Mais, si nous parlons de "bonnes pratiques", pour limiter les effets majorés du stress, conduisant au burn out, n'oublions pas un outil de départ : la fiche de poste, la fiche de fonction ou autre nom que vous lui donnez dans vos entreprises, dont le rôle principal est de poser le cadre des missions pour lesquelles un salarié est embauché.
Si je prends un exemple, relevant de mon domaine d'expertise, les métiers de la gestion administrative des entreprises, à quand remonte la dernière mise à jour de la fiche de poste de votre secrétaire ou assistant(e) ? Au sein de la FFMAS (Fédération Française des Métiers de l'Assistanat et du Secrétariat : www.ffmas.com) nous sollicitons nos adhérent(e)s sur ces sujets et leur remontée d'informations est édifiante.
Cette catégorie de personnel voit ses tâches se multiplier, se démultiplier, par l'apport des nouvelles technologies. Or le "virtuel" ne réduit pas le temps passé à réaliser certaines actions, au contraire même !
Considérant que les TIC font soi-disant "gagner du temps", il est devenu "légitime" pour un manager de multiplier les requêtes, d'interrompre un travail en cours pour une urgence qui, d'après lui, ne prendra que quelques minutes, sans prendre conscience de l'effet perturbateur de ce changement.
Au cour d'une même journée, x personnes, avec leur légitimité respective, par mail, par téléphone ou en face à face, demanderont, elles aussi, quelque chose d'urgent ou non, mais provoqueront de la même façon une interruption...
Ces interruptions, coefficientées en quelque sorte, sur une journée, une semaine.., font que ces acteurs administratifs, de polyvalents deviennent multivalents en compétences professionnelles, mais physiquement subissent des déséquilibres psychiques, physiques, dont le cercle vicieux (désorganisation, stress, fatigue, déprime, dépression, burn out) l'emporte sur le cercle vertueux (qualification, compétences, productivité).
Cette forte voire grande capacité d'adaptation, de réactivité, voire même de proactivité est très appréciée et se retrouve d'ailleurs dans les critères qualitatifs mentionnés dans les offres d'emploi ou lors des entretiens annuels d'évaluation.
Dans de nombreux articles, nous voyons comme préconisation, une meilleure organisation. Certes c'est indispensable, mais ne faudrait-il pas revoir aussi la définition et la quantification de ce qu'est le cœur de métier, dans mon exemple, d'un(e) secrétaire/assistant(e) et faire de même pour les autres acteurs de l'entreprise ?
Il m'était difficile de faire plus court pour exprimer tout cela...
Au plaisir de vous lire.

Annie GONOD"

Pour voir l'intégralité des échanges, copier/coller le lien ci-après :

https://www.linkedin.com/groupItem?view=&gid=4207450&type=member&item=5949106153911787522&commentID=5950175717487579136&goback=%2Egna_4207450%2Egmr_4207450&report%2Esuccess=Ij5F8KdesZA8C2zOeFYYcGyIMG4JnGX2Fl-DSJ3_c4OAL4TdA2X1ZFLVVGuAL4THqMkk-OQP#commentID_5950175717487579136

Rédigé par Fédération Française des Métiers de l'Assistanat et du Secrétariat

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